L'HISTOIRE

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Avant le village, c’était un terroir romain hyperactif. Sa vocation n’est pas encore née. L’Antiquité romaine n’a pas connu les villages, mais un habitat dispersé : chaque villa ou ferme était isolée. Ces villas exploitaient les meilleures terres. « Au sud du mas de Castelnau, une stèle funéraire de tonnelier indique que cette villa avait aussi une activité artisanale.

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Encore plus évident fut le cas d’exploitations agricoles productrices de meules à grain. Sur le plateau de Cantadur existe une anomalie géologique : des bancs de conglomérat siliceux extra-dur, unique dans le Gard. Son exploitation produisit : de petites meules à fonctionnement manuel. On les retrouve de Montpellier à Aix en Provence. Les sondages et les fouilles ont permis de savoir qu’après l’extraction dans le fond de carrière, les meules étaient descendues dans les fermes de la plaine où l’on pratiquait le finissage. Cette activité dura jusqu’au VIème siècle.

 



NAISSANCE DE SAINT-QUENTIN-LA-POTERIE

Eglise de Saint-Quentin-la-poterie

C’est à cette époque que le prieuré, dont la chapelle est ouverte à la communauté, se procure la relique de Quintinius, évangélisateur de la Gaule et mort au IIIème siècle. Actuellement, il n’y a plus de relique.
Dans l’Uzège, existent des « tours sarrasines » sur le plan carré. A St Quentin la tour à moitié ruinée de Cantadur est peut-être le plus ancien édifice du village. Elle faisait partie d’un réseau de communication-alerte appelé « tours à feu ».
Lors de l’invasion franque, peut-être un 1er rempart fut édifié non loin de la Chapelle mais il n’en reste rien, au lieu- dit  « les Pradines » en occitan qui veut dire « les vieux murs ».
« La plus ancienne mention de St-Quentin remonte à 1156 « Castrum Sancti Quintin » il semble raisonnable de situer au XII et XIVémes siècles la construction de la 3ème enceinte dont de beaux restes en témoignent :

  • une porte dans la ruelle des arceaux
  • un piège pour les agresseurs - la barbacane – dans la même rue déjà citée
  • une petite place – le barabiou – qui montre les restes d’une tour et de maisons jointives sans ouverture. Le nom de cette place viendrait de l’existence de barres pour attacher les bœufs.

En cas de siège, le village avait des puits comme celui situé à l’angle des rues de la Martissonne et de Pasteur. Actuellement la fontaine est restaurée.
L’église romane bâtie au XIIéme siècle s’intégrait dans le rempart. Depuis, remaniée et agrandie elle est visitée pour ses 2 chapiteaux, à gauche en rentrant, étonnants pour leurs décors archaïques et d’une grande perfection. 
Vers 1540, un événement culturel important va bouleverser la région : La Réforme protestante.
A St Quentin, il semble qu’à la fin du XVIéme siècle cohabitent un tiers de protestants et deux tiers de catholiques. Les protestants ont un temple (à l’emplacement de l’actuelle place du monument aux morts). Les consuls des deux religions lancent un appel au calme pour éviter les massacres. En 1539, François 1er avait décidé que lorsqu’il visiterait le Midi, il ne rencontrerait que les personnes parlant le français couramment. Cet édit de Villers Coteret n’eut de répercussion que bien plus tard : c’était le début d’une volonté de réduire à néant la langue occitane.
Sous Louis XIV, le poids des impôts devint insupportable et les guerres de succession d’Espagne vers 1702 privèrent les potiers de leur « alquifoux ». Néanmoins, c’est au XVIIème  siècle qu’est né le célèbre toupin.

Informations extraites de publications d'Albert RATZ

 



L'AGRICULTURE

 

Troupeau de moutons en garrigue

« Ce qui frappe d’abord dans  la campagne, c’est qu’on y aperçoit beaucoup moins de constructions que de nos jours. La population a tendance à se regrouper : les événements ont montré qu’en certaines occasions, il ne faisait pas bon être isolé. En 1815 comme en 1830, l’agitation a parfois mis en péril la vie des individus qui se trouvaient sur le passage de bandes animées de sentiments peu pacifiques. Puis peu à  peu, on hésitera moins à se disperser et la population augmentera progressivement. En même temps que la population s’éparpille dans la campagne, celle-ci voit s’élargir ses zones cultivées au détriment de la garrigue qui a été mise à mal par les potiers et les broquiers, principaux artisans de son déboisement.
Les lieux peu fertiles, les bois communaux mais aussi certains terrains cultivés sont parcourus par les troupeaux de moutons. Ceux-ci sont bien utiles pour fertiliser un territoire parfois ingrat.
Il faut penser à cette abondance de bétail (entre 1500 et 2000 têtes) pour avoir une vision juste de l’aspect de la campagne St-Quentinoise durant tout le XIXème siècle. Tandis qu’au nord du village on entend le lourd piétinement des troupeaux accompagné du bruit des sonnailles, au sud, dans les jardins, on aperçoit les ânes très nombreux qui actionnent les norias et permettent ainsi l’irrigation.
Les terrains étaient côtés et l’on peut noter une différence d’appréciation  notable avec ce que nous connaissons. Les terrains les plus côtés sont ceux qui sont occupés par des prés ou des jardins. Viennent ensuite les terres labourables, les vergers, les parties co-plantées en vignes et oliviers. Seulement après arrivent les vignes et enfin les olivettes et  terres de mûriers.

Elevage des vers à soie

On pouvait remarquer que divers types de cultures étaient associés. C’était presque la règle à ce moment-là. A cause du gel, les rendements des céréales étaient faibles. C’est seulement après 1850, quand le vignoble aura été reconstitué que les vignes prendront seules possession des terres. Jusque là le paysage restera caractérisé par trois types d’éléments essentiels : les labours, les vignes et les oliveraies.
On ne saurait en finir avec le paysage agraire du XIXème siècle sans évoquer l’élément le plus représentatif de cette époque : le mûrier. A. Chabaud trace un tableau de nos campagnes « cette fièvre séricicole fixe un des traits les plus caractéristiques du paysage agraire de l’Uzège jusqu’au début du XXème siècle : des lignes de mûriers bordent les champs, les chemins, couvrent des parcelles entières  dans les sols pauvres des pentes… »
Tout au long du siècle, le mûrier et le ver à soie ont accaparé l’activité passionnée des Uzégeois, des St Quentinois entre autres… »

 

 



UNE RÉVOLUTION : LE BÉTON ARMÉ

  

  « La 2nde moitié du XIXème siècle voit dans nos régions le prodigieux succès de l’œuvre d’un jeune poète provençal. En 1859, Frédéric Mistral a publié « Mireille » et rendu à la langue occitane une dignité trop longtemps bafouée. Ce mouvement littéraire sera en quelque sorte reconnu lorsqu’en 1892 les Jeux Floraux se tiendront à Uzès où une réception sera organisée en l’honneur de Mistral alors au sommet de la gloire.
Il est signifiant que notre village ne participe pas à cette activité intellectuelle. On peut le regretter mais on doit le comprendre. St Quentin, voué à une vie laborieuse, n’est guère favorable à la création littéraire. En revanche, des St Quentinois s’illustrent dans des domaines plus pratiques. Ainsi Joseph Monier. »

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JOSEPH MONIER

« Il naquit à St-Quentin le 8 novembre 1823 de Pierre André Monier, cultivateur, et de   Marie Auvergne. Le nom de Monier ne devait pas se perdre, puisque  Fernand Monier,  petit fils de notre concitoyen, vivait à paris en 1972.
Dès avant son 1er mariage, Joseph Monier était allé vivre à paris et c’est là qu’il eut l’idée, pour faire des vases à fleurs de jardin, de mettre au point une technique qui allait révolutionner les méthodes de construction dans le monde entier. Il s’agit de l’emploi de fer en couche dans le béton de mortier de ciment pour donner à certaines parties plus de rigidité, de force et de durée. Ainsi venait d’être inventé le béton armé.
C’est-à-dire que grâce à un homme natif de St Quentin le paysage urbain des cinq continents allait subir au cours de notre siècle une transformation considérable pour prendre son aspect actuel. C’est dire encore que si le défi lancé par notre époque dans le domaine de la construction a pu se matérialiser dans les silhouettes géantes des gratte-ciel de New York, de Brasilia, de Moscou ou de Paris, l’essentiel du mérite en revient à Joseph Monier. Et depuis, cette invention de notre concitoyen n’a pas cessé d’être mise à profit, bien au contraire…»
« Quand on songe à l’importance et à la fécondité de son invention, n’est-il pas tout à fait injuste de constater que son nom ne se rencontre pas dans la partie historique du Petit Larousse ? L’invention de Joseph Monier est œuvre de Paix, tout entière au service des hommes et de leur mieux être.
Joseph Monier passa la plus grande partie de sa vie loin de son village natal. Selon la tradition, son père aurait été jardinier et lui-même, dans sa jeunesse aurait exercé ce métier.» 

 

  



L'ACTIVITÉ POTIÈRE

  
 

Job Clerc

Les vestiges d’un four de potier datable du 12ème ou 13ème siècle montre que l’activité potière est très ancienne. La production était une céramique grise (non glaçurée). Deux types de vase : l’oule ou marmite ventrue sans anse et le pégau ou cruche basse à bec verseur.
« A partir de 1880, ce qui va caractériser la production de notre village, c’est avant tout la commercialisation d’une grande variété d’objets en terre. Un gros effort est tenté pour répondre aux nouvelles demandes du marché et permettre ainsi à l’industrie locale, adaptée aux temps nouveaux, de survivre et de développer. Cette transformation st loin d’intéresser la totalité des artisans. Elle est, au contraire, le fait d’un seul homme qui, avec beaucoup d’à propos, a su discerner les variations du goût et des besoins qui se faisaient sentir. Nombreux sont encore aujourd’hui ceux qui se souviennent de Job Clerc.»
       Job Clerc est né à St Quentin le 24 avril 1854, alors que l’activité pipière du village atteignait son développement optimal. En contact, dès le plus jeune âge avec les pipes fabriquées dans les ateliers voisins, Job Clerc passera très certainement de nombreuses heures à admirer celles vendues par son père. Antoine clerc exerçait en effet la profession de négociant  et à ce titre commercialisait les denrées les plus diverses, dont les pipes. Ses affaires l’avaient poussé à prendre contacts avec la maison Bonnaud de Marseille dont il revendait les produits (vers 1870) ; Elevé parmi les pipes, Job Clerc leur consacrera sa vie entière en créant dès 1880 sa propre fabrique de « pipes de Serves ».
Les développements successifs de son  usine témoignent de sa réussite commerciale dans cette profession qui avait contribué à établir la réputation de son village natal. Jusque dans les années 1919-1920, il ne cessera de conquérir de nouveaux marchés pour imposer ses articles dont la variété grandira en fonction des désirs de sa clientèle.
Son mariage avec Joséphine Palisse lui permet de bénéficier du concours de son beau père pour diriger son entreprise. Revendeur de graines de vers à soie, ce dernier entretenait de nombreuses relations commerciales avec les pays étrangers. Job Clerc en s’associant avec lui entretiendra ces contacts pour exporter ses produits à travers la France mais aussi vers l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Nord. Notre pipier confectionnera des modèles répondant aux volontés spécifiques des habitants de ces pays.

Publicité Fabrique de pipes Job Clerc

Assisté par son beau père, Job étendra son activité à la commercialisation des pipes en « écume de mer » qu’il se procure en Saxe. Les relations nouées avec la maison Bonnaud par son père continueront sous la forme d’un échange de productions à un point tel que les collectionneurs de pipes hésitent parfois pour attribuer un spécimen à l’une ou l’autre des fabriques.
Parallèlement aux pipes à fumer, il produira des pipes pour les tirs forains. Il confectionnera également de nombreuses figurines en terre cuite que les enfants retrouvaient dans les cornets de « surprises ». Il s’adonnera aussi au négoce des cigares, des cigarettes et du papier à cigarette en concurrençant, à l’aide de son prénom, la célèbre marque »JOB ».
Sa principale activité restera néanmoins les pipes. Catalogues ou affiches parvenus jusqu’à nous ne nous font connaître qu’un éventail incomplet des formes conçues dans son usine. Son entré dans la profession, à l’époque où les fabriques St Quentinoises se meurent, amènera dans ses ateliers une main d’œuvre qualifiée, mais également des moules de pipes rachetés très souvent pour des prix modiques.
Rapidement, il contactera des graveurs, tel Baffert de Paris, pour confectionner de nouveaux modèles. Imitant les autres  ateliers, il lancera la « Jacob » dont le turban s’ornera de l’inscription : « le nouveau Jacob » pour rivaliser avec les grandes maisons, il s’efforcera de faire en sorte que ses articles présentent un lien étroit avec l’actualité. Ainsi, il créera de nombreuses têtes de pipes à l’effigie des grands hommes du moment : Joffre, Foch, Albert 1er, etc. Si certains de ses articles se rencontrent parmi les productions concurrentes (répondant ainsi aux désirs des fumeurs), Job Clerc déposera des modèles inédits justifiant l’intérêt présenté par sa production. Ces articles, généralement absents des catalogues des pipiers connus, peuvent être classés en 3 groupes :
- les pipes à « kif », de petites tailles, comportent une languette de terre au fond du fourneau, empêchant ainsi le mélange de chanvre indien et de tabac de remonter dans le tuyau. Ces articles étaient destinés à l’Afrique du Nord.
- Les « sénégalaises » en terre rouge, destinées également à l’exportation, présentent des décors floraux peints après cuisson.
- Les têtes de pipes reproduisant les poteries que les artisans fabriquaient dans le village depuis plusieurs générations.

Il existe de nombreux vestiges qui pourront faire l’objet d’autres études et contribuer ainsi à répandre plus largement la connaissance de cet artisanat uzégeois traditionnel.

Informations extraites du livre de J B Vazeille "St Quentin la poterie"

  

            

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